Do you not see how I'm begging on my knees ? But I don't have a prayer. Don't speak, don't breathe, You bring out The Devil In Me. Thinking it over Those were days dark as ebony nights The End Of October Felt Like A Lifetime...

| Listen : Kate Voegele - Devil in me * |

Oui, la fin d'octobre a semblée durer une vie. Je m'en souviens parce que c'était là que je vous ai demandé de ne pas briser mon coeur. Et où sont mes chances depuis que vous m'avez mise à genoux ? Je n'ai pas de prières a dire, je ne peux parler ni respirer de peur de faire ressortir le démon en moi. J'ai perdu les batailles et la guerre, j'ai laissé s'échapper mes armes et j'ai abandonné mes mots; mon coeur n'a sans doute jamais saigné autant qu'à cet instant parce que je ne sais plus qui je suis et où je vais. Tout ce que je sais c'est que l'espoir voit la distance grandir et ma tête ne comprend pas parce que mon coeur lui dit que je n'ai rien fais pour mériter ça. Alors ne jouez pas la scène où vous brisez mon coeur une millième fois sans le savoir; je finirai vraiment par croire que le sol brûlant et les tempêtes prédisent la fin du monde. En attendant, je ne parle pas, je ne respire pas pour ne pas faire ressortir le démon en moi. Où est votre charité, Monsieur, parce que je cherche des prières à genoux mais je ne vous entend pas me les souffler ? Ne me laissez pas un autre jour aux fers et au prières. Je n'en trouve aucune et le démon en moi pourrait tenter de sortir à nouveau.Dieu ! A genoux, Octobre semble durer une vie. ___
 Do you not see how I'm begging on my knees ? But I don't have a prayer. Don't speak, don't breathe, You bring out The Devil In Me. Thinking it over Those were days dark as ebony nights The End Of October Felt Like A Lifetime...
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le dimanche 25 octobre 2009 08:40

Modifié le dimanche 25 octobre 2009 09:03

I feel like you are a stranger in my life

I feel like you are a stranger in my life
Je vais vous dire de quoi j'ai peur. J'ai peur de la mort. J'ai peur de la mort de l'amour. J'ai peur de perdre ce dans quoi j'ai mis tant de forces. J'ai peur de la vie aussi, parce qu'elle est chienne et qu'elle reprend tout. J'ai peur de ne jamais être a la hauteur, j'ai peur de devoir changer de route. J'ai peur de ce garçon qui ne dira jamais tout ce qu'il ressent. J'ai peur d'affronter la vie; tous les jours. Mais une chose est sûr. Je n'ai pas peur de la mort. Elle est facile. Rapide. Froide.

# Posté le dimanche 13 septembre 2009 09:38

Modifié le dimanche 04 octobre 2009 11:07

You could be in the Emergency Room !

You could be in the Emergency Room !
" Je m'enfonce dans des nuits où tu ne peux m'accompagner, des gouffres que je ne te permettrai pas de tenter de franchir avec moi. Si l'obscurité m'a envahie au point de me rendre insensible, je ne veux pas être contagieux. Je ne t'ai jamais tout dit. Mais il vaut mieux que ça reste enfermé par ma solitude, ou brûlé par mon insouciance.
"

Où sont les hommes qui laissent une femme plonger et s'allonger sur leur corps pour annihiler leur peur ?
Où sont ils, ceux qui disait qu'ils ne tomberaient pas, jamais, face aux pièges de la vie ? Où sont ceux qui étaient pret à affronter l'avenir sans céder ? Parce que je cherche, mais je ne trouve jamais.
Etait il comédien, celui que je disais fidèle et fort, courageux et loyal, amoureux et posé ? Avait il le coeur à marée basse avec des envies d'océans ? Parce que je cherche, mais je sens que je navigue toujours à contre courant, et ça m'épuise. Et j'attends quelqu'un qui ne vient jamais. J'attends que celui que j'aime revienne mais je ne fais que le frôler et ça m'achève finalement.
Attendez un peu, là, laissez moi regarder si c'est bien lui. Je vois les traits de quelqu'un que je semble connaitre, avec la même voix et les mêmes mains, mais ce n'est jamais lui que je croise au coin d'un regard. Cet homme là est beaucoup trop sombre et fermé, trop lâche et brisé pour être celui qui m'a aimé.
Dieu sait que j'aurais tout porté, Dieu sait que j'étais prêt à tout donner, soulever des montagnes d'obstacles pour les écarter du chemin qui mène à son coeur et à Notre Avenir, traverser des déserts de silences; mais il n'en a simplement pas voulu. Et finalement c'est moi qui suit brisé.

Oh ! Théo ! Hier j'ai terminé un magnifique livre, et il m'a fait pensé à toi. Merveilleusement. Quand tu disais que l'amour se croisait par hasard, à un coin de rue et qu'il arrivait qu'on ne le reconnaisse pas du premier coup. Théo, mon personnage de ce roman te ressemble terriblement, et l'insoutenable légèreté qui habite son être me fait penser que tu n'es jamais vraiment bien loin, que je ne suis vraiment jamais bien seule. Il parle de sa rencontre avec une femme aussi tourmentée et déchirée face à la vie que tu l'étais. Il dit qu'il a fallut, six hasards pour que leur rencontre s'opère. Et je retrouve cette idée romantique et triste à la fois. Se dire que l'on peut passer à une rue, une minute, un battement de cil de l'être qui fera chavirer toute votre âme et votre existence en un éclair. Qu'il ne s'agit là de la volonté de personne pour que toute votre vie soit bouleversé en éclair. Oui; je trouve vraiment cette idée ravissante et détestable à la fois. Ravissante parce qu'elle révèle que la vie apporte des surprises, n'importe où, n'importe quand, et que rien que pour cela, nous ne devrions pas l'abandonner. Jamais. Détestable parce que Petit Homme s'est mis à raconter qu'il ne croyait pas aux êtres destinés. Et ca m'a fait quelque chose. Au fond. Oui, je l'admet.

Je ne veux pas d'amour emplie de fougue et irréfléchie, je ne veux pas de coups lancé aux hasards pour tenter d'atteindre l'autre à n'importe quel endroit - qu'importe que ce soit au coeur ou ailleurs - je ne veux même pas de coups du tout. J'aurais juste voulu entendre du bout du coeur de Petit Homme qu'il pensait qu'un homme et une femme pouvaient se reconnaitre quand ils se retrouvaient après des vies et des vies passées à se chercher. J'aurais voulu qu'il me trouve. Parce que j'ai le sentiment de l'avoir trouvé. Mais je ne crois pas qu'il m'ait reconnut. Est ce que ça fait finalement de moi une étrangère ? Un imposteur ? J'ai eu une fraction de seconde de pensée où je me suis demandé si je ne monopolisait pas son coeur, et qu'une autre l'aurait bien mieux mérité, l'attendait peut être même, et qu'à cet instant précis elle se sentait aussi seule au monde que je l'étais face à lui. Parce que je lui arrachais sa part d'âme manquante. Et je ne veux pas être une voleuse.
Je veux être Quelqu'un. Pas n'importe qui ou n'importe quoi pour n'importe qui. Je veux être ce que j'ai le sentiment d'être quand il me regarde. Mais je voudrais voir vibrer chaque parcelle qui l'habite pour sentir que j'ai réveillé au moins quelque chose, quelque part en lui, de mort, ou de pas encore né. Quelque chose pour l'aider à vivre mieux, à voir mieux et à apprécier la vie. Le rendre courageux. Quelque part, j'ai besoin de sentir que je suis indispensable pour avoir enfin la paix avec mes démons. Une bonne fois pour toute. Parce que je suis fatigué de les affronter quand je suis seule dans ma chambre, et tu sais Oh combien Théo, j'aimais cette chambre il y a quelques temps. Et maintenant je l'évite. Je m'épuise dans d'autres pièces ou au dehors pour ne pas a avoir à affronter mes murs, mes phrases, mes souvenirs cachés dans ces boites en cartons. Pour ne pas me remettre à écrire, parce que j'écris si mal, vraiment mal, depuis quelques années. J'ai cette envie de me pencher et de voir couler les mots de mon esprit et de mon coeur mais j'ai vraiment peur de les affronter. Qu'en penseront les gens ? Seras tu là, toi, pour les lire ? Qu'en penseront ils, ceux qui vivent avec moi ? Que pensera t il, Petit Homme, de cette fille qui écrit des scènes dans lesquelles elle ne met même pas de message ? Juste des repères. Qu'en pensera t il Théo ? Parce qu'écrire me fait penser qu'on pourrait croire que je suis malheureuse. Todorov répondit un jour à un journaliste qui lui reprochait de davantage souligner les maux de son époque plutôt que d'en trouver des remèdes répondit : "Nous ne sommes pas les médecins, nous sommes la douleur." Et je ne n'écris plus la douleur depuis longtemps. J'écris ce que je ne ressens même pas, ce que j'ai anesthésié, ce que je sens se faufiler et surgir par cette petite fente de mon âme. Au fond, je crois qu'à trop les avoir anesthésié, j'ai fini par tuer ma plume. Et je l'avoue. Je suis triste d'avoir perdu ça. Parce que j'ai vraiment du mal à manier les mots dans la vie. Et je dis "oui" quand je pense "non". Je bafouille, je me contredis, et je continue à penser "non" encore sans le dire jamais. Ou trop tard. Et une chose de plus à écrire qui finira dans l'anti chambre de la réflexion. Je met sur pause. J'attend. Et le jour où ca se réveille, c'est mon corps que j'anesthésie, je me rends légère pour équilibrer avec ce qui me pèse à l'intérieur, j'attend et quand je sens que je tombe et que je vais trop loin parce que la tête me tourne. Je me relève finalement. Difficilement, certes, toujours et encore. Mais j'y arrive. Prie pour moi Théo', s'il y a un Dieu quelque part qui a assez pitié pour nous, assez de temps pour se pencher sur nos petites vies de mioches perdu entre trop de chemins, trop de choix. Prie pour moi, parce que je sens que je perd foi en moi en mon corps, parce qu'il m'arrive d'avoir du mal à me relever le matin, pour mon âme parce que je sens que la moitié m'échappe, et en mon coeur, parce qu'il continue de bafouiller. Prie pour moi Théo'. Prie pour moi.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 18 juin 2009 19:14

Modifié le dimanche 04 octobre 2009 10:56

J'en tremblerai encore. Même si, on me dit que c'est le sol.

-
-
-

Ecrivez moi une lettre. Expliquez moi comment font les gens qui n'ont plus rien à faire, plus rien à espérer. Que font ils pour remonter et sortir du gouffre ? Quel élan prennent ils ? Sur quoi s'appuient ils ? Parce que j'aimerais bien savoir. Parce que j'ai besoin de savoir. J'essaye de ne pas y penser. Je me redresse, difficilement, certes, mais je me redresse tout de même, je me lève chaque matin et j'essaye de comprendre. Comment font les gens qui s'aiment pour vivre assez loin l'un de l'autre pour ne plus s'avoir à portée de vue, à portée de coeur ? Parce que je suis en train de crever de ce manque là. J'entend des pas derrière la porte de mon coeur mais ce soir, ce soir; je n'ose plus ouvrir. Comprenez moi. Comment font ces gens qu'on a regardé dans les yeux pour leur renvoyer tout l'amour qu'ils avaient à donner en pleine figure ? Parce que je suis de ceux là. Et qu'est ce que ça fait mal.
Que reste t il a dire quand tout est dit ? Quand vous pensez que tout est dit ? Quand vous voulez que tout soit dit, parce que vous n'avez juste plus la force de combattre faute d'arme et d'espérance. Je suis épuisé d'avoir essayé. Mais j'ai essayé. Je ne suis pas morte mais je saigne juste. "Sous les coups de la chance / Ma tête est ensanglantée mais droite" disait le poème. Mais où est ma tête ? Comment est elle ? Je ne me rappelle plus de la dernière fois où j'ai vu les traits de mon visage dans un miroir. Où sont mes yeux ? Parti eux aussi. Voir ailleurs, aimer d'autres paysages, bien mieux surement. Et où est ma voix ? J'ai arrété de parler il y a deux jours, trois sans doute, peut être même il y a seulement une heure. Je ne sais plus. Où est mon coeur ? Où sont plutôt passés les battements de mon coeur ? Parce que lui, je le sens qui meurt et qui se recroqueville en moi à chaque seconde. Où est le rythme qui me gardait en eveil face à ce manège qu'est la vie ? Et les couleurs, les couleurs, éffacées sous la pluie avec le reste de mes mots d'amours. Avec mes larmes qui ont cessé de couler de mes yeux, mais qui m'arrache le corps, le coeur et l'âme en dedans.
Hier je me suis levé. C'était même peut être tout à l'heure mais je ne sais plus.
Hier j'ai pris ma voiture, et je suis aller rouler assez loin pour ne plus savoir où je me trouvais. Mais ça ne m'a pas aider finalement, de rouler et d'écouter les voix dans la stéréo. Alors sur le chemin du retour, j'ai fais une chose stupide. J'ai voulu comprendre. J'ai essayé, j'ai laissé sortir l'autre part de moi qui a assez de courage pour se mettre en danger pour se poser la vérité en face. Alors j'ai défié la chose qui m'avait amené là : j'ai voulu comprendre, savoir, trouver la réponse par moi même : était ce le destin qui avait voulu ça ou le hasard qui faisait seulement mal les choses ?
Hier - ou c'était il y a peut être seulement une heure - j'ai brûlé tous les feux rouges que j'ai pu trouver sur le chemin du retour. J'en ai brulé un, deux puis trois, puis cinq, finalement je les ai compté : j'en ai brûlé sept.
Il suffit à des gens qu'ils n'en brûlent qu'un seul et il leur est fatal. Moi, ce soir là, je les brûle tous et il ne m'arrive rien.
Mais vraiment rien.
Finalement, j'ai trouvé la réponse :
Non. Le destin n'y est pour rien. Le hasard fait seulement les choses. Qu'importe qu'il les fasse bien ou mal; il les fait et c'est assez. Oui, c'est bien assez.

Mon amour, la chanson parle pour moi, je suis fatigué de la technologie, fatigué des appels, fatigué des lettres d'amour enflammées et raccourcies, épuisé par les sonneries, horrifié de me dire que te faire parler ne dépend que de moi. Je ne demande pas le pouvoir; d'ailleurs je ne l'ai jamais voulu. Je t'ai laissé le soin de m'avoir ou non quand je me tenais devant toi ce soir glacé et sombre d'hiver, je t'ai laisser soin d'aimer et d'être aimer cet apres midi de decembre quand moi je n'attendai qu'un signe pour oser frapper enfin à la porte de ton coeur. Je t'ai laissé le temps d'aller sauver ce qu'il y avait à sauver ailleurs. En t'attendant toujours au bord de la fenètre, espérant te voir revenir.
J'ai tellement attendu. Tellement espérer. J'ai fini par sauter. Tu es parti hier, où c'était il y a une heure, je ne sais plus. Mais un jour ou une heure, c'est déjà bien assez lourd pour se faire à l'idée que tu ne reviendras pas. Jamais. Alors j'ai sauté. Vu que les feux rouges n'auront pas eu raison de moi. Je tente un autre moyens, j'arreterai la vitesse quand je serais coupé de mes ailes.


Tu es parti hier, et Dieu que le temps est long quand le coeur saigne, Dieu que je suis toute petite ce soir. Dieu que tes mots tournent en rond dans ma tête, et mon coeur à la nausée maintenant.
je continue a t'appeler Mon Amour, Mon Doux, Mon Tendre Amour, mais où es tu ce soir ? Je vois une démarche et un visage qui ressemble à toi à chaque coin de rue, et ça me brûle, et tu ne reviens jamais. Et ca finalement ça m'achève. Que tu ne reviennes jamais, oui. Parce que je dois me résigner et m'enchaîner à une bien sale idée, quand toi tu prenais ma main pour m'emmener sur d'autres routes. Parce que je dois lever la tête toute seule, et que tu n'es plus là pour me faire sourire.
-
-
-
J'en tremblerai encore. Même si, on me dit que c'est le sol.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le dimanche 14 juin 2009 21:32

Modifié le dimanche 04 octobre 2009 10:57

[...] l'incroyable capacité humaine à remodeler le réel à l'image de son idéal [...]

 [...] l'incroyable capacité humaine à remodeler le réel à l'image de son idéal [...]
_
_
_

Désespérez. C'est encore la meilleure manière de ne plus sentir l'effroyable poids de la vie avec ses doutes, ses espérances et ses illusions. Désespérez, pas négativement; mais apprenez à accepter ce qui vous arrive. Admettez que vous deviez être amené là où vous tenez à ce moment précis.
Cependant, ne vous rendez pas passif; désespérer ne veut pas dire se laisser pour mort, mais plutôt, accepter ce qui arrive. Battez vous d'abord en temps et en heure, pour ce qui vous semble juste et méritoire. Mais sachez y renoncer quand un obstacle ne cède pas, même à force de coups.
Sachez accepter de laisser partir cette âme qui vous échappe mais que vous aimer pourtant, parce que vous lui avez déjà montré l'étendu infini de votre amour. Sachez accepter la maladie quand elle se présente, car la santé n'en sera que plus agréable. Sachez accepter vos amis comme ils sont, car ils vous prennent comme vous êtes et un ami est irremplaçable dans l'adversité. Sachez aussi vous laisser étreindre et embrasser quand ne sentez plus que, marcher seul permet d'aller plus vite, mais à deux amène à marcher plus loin. N'ayez pas peur d'ouvrir votre coeur, car la souffrance n'est rien comparé aux souvenirs d'avoir été accompagné. Sachez accepter la mort, car quand elle vient, elle est déjà passée. Et nous ne sommes déjà plus.
Musset l'écrit sous les traits de Perdican dans On ne badine pas avec l'amour :
"J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois; mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui."

L.
_

# Posté le mercredi 10 juin 2009 21:05