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Désespérez. C'est encore la meilleure manière de ne plus sentir l'effroyable poids de la vie avec ses doutes, ses espérances et ses illusions. Désespérez, pas négativement; mais apprenez à accepter ce qui vous arrive. Admettez que vous deviez être amené là où vous tenez à ce moment précis.
Cependant, ne vous rendez pas passif; désespérer ne veut pas dire se laisser pour mort, mais plutôt, accepter ce qui arrive. Battez vous d'abord en temps et en heure, pour ce qui vous semble juste et méritoire. Mais sachez y renoncer quand un obstacle ne cède pas, même à force de coups.
Sachez accepter de laisser partir cette âme qui vous échappe mais que vous aimer pourtant, parce que vous lui avez déjà montré l'étendu infini de votre amour. Sachez accepter la maladie quand elle se présente, car la santé n'en sera que plus agréable. Sachez accepter vos amis comme ils sont, car ils vous prennent comme vous êtes et un ami est irremplaçable dans l'adversité. Sachez aussi vous laisser étreindre et embrasser quand ne sentez plus que, marcher seul permet d'aller plus vite, mais à deux amène à marcher plus loin. N'ayez pas peur d'ouvrir votre coeur, car la souffrance n'est rien comparé aux souvenirs d'avoir été accompagné. Sachez accepter la mort, car quand elle vient, elle est déjà passée. Et nous ne sommes déjà plus.
Musset l'écrit sous les traits de Perdican dans On ne badine pas avec l'amour :
"J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois; mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui."
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Désespérez. C'est encore la meilleure manière de ne plus sentir l'effroyable poids de la vie avec ses doutes, ses espérances et ses illusions. Désespérez, pas négativement; mais apprenez à accepter ce qui vous arrive. Admettez que vous deviez être amené là où vous tenez à ce moment précis.
Cependant, ne vous rendez pas passif; désespérer ne veut pas dire se laisser pour mort, mais plutôt, accepter ce qui arrive. Battez vous d'abord en temps et en heure, pour ce qui vous semble juste et méritoire. Mais sachez y renoncer quand un obstacle ne cède pas, même à force de coups.
Sachez accepter de laisser partir cette âme qui vous échappe mais que vous aimer pourtant, parce que vous lui avez déjà montré l'étendu infini de votre amour. Sachez accepter la maladie quand elle se présente, car la santé n'en sera que plus agréable. Sachez accepter vos amis comme ils sont, car ils vous prennent comme vous êtes et un ami est irremplaçable dans l'adversité. Sachez aussi vous laisser étreindre et embrasser quand ne sentez plus que, marcher seul permet d'aller plus vite, mais à deux amène à marcher plus loin. N'ayez pas peur d'ouvrir votre coeur, car la souffrance n'est rien comparé aux souvenirs d'avoir été accompagné. Sachez accepter la mort, car quand elle vient, elle est déjà passée. Et nous ne sommes déjà plus.
Musset l'écrit sous les traits de Perdican dans On ne badine pas avec l'amour :
"J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois; mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui."
L.
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![[...] l'incroyable capacité humaine à remodeler le réel à l'image de son idéal [...]](http://fc.img.v4.skyrock.net/fc0/deprimance2b/pics/2497928897_small_2.jpg)